Manger

Se parler… de ce que nous mangeons

Nous mangeons trois fois par jour. Lorsqu'on en a les moyens !

Et le problème continue de se poser pour des centaines de millions de personnes à travers le monde. En France, c’est une question qui se pose de plus en plus.

Voilà sans doute qui explique que l’alimentation soit aussi régulièrement évoquée dans les comités De l'air ! Le plaisir de manger, de faire à manger, de partager des repas dans la famille ou l’amitié, l’identification d'une identité collective à un rapport heureux et inventif à la gastronomie. C’est aussi la difficulté pour des familles, notamment des femmes seules avec des enfants, des étudiants, de se nourrir malgré la hausse des prix, la charge mentale du travail domestique pour les femmes, les inquiétudes sur la qualité de l’alimentation et des eaux, le poids de l’industrie et de la grande distribution, l’impact sur la santé. Ce sont également les choix alimentaires dans les familles ou les cantines au regard des choix religieux et de la laïcité.

Mais aussi, les difficultés économiques et les incompréhensions de nombre d’agriculteurs, la préservation de la fertilité et du capital écologique et climatique de nos sols, face aux pressions de l’artificialisation, de l’agriculture industrielle mondialisée et de l’exploitation forestière. Sans compter la concurrence des grandes puissances politiques et économiques pour l’exploitation des ressources minières, pétrolières ou des terres rares.

Parmi les nombreux nœuds qui traversent et crispent la société française il en est un, agricole et alimentaire.

Le temps du large consensus social à la base des politiques agricoles française et européenne pour mécaniser l’agriculture, augmenter la production, sortir des territoires ruraux entiers de la misère, garantir des bas prix de l’alimentation pour les consommateurs et des exportations contribuant au rayonnement international du pays est, de longue date, révolu.

Attisés par de souterraines influences, les conflits et les incompréhensions s’accumulent désormais entre une bonne partie des agriculteurs, de plus en plus divers, des habitants d’un monde rural lui-même en fortes évolutions, et une société urbaine elle-même divisée du point de vue socio-économique et de ses attentes en matière de santé et d’environnement.
Ce nœud alimentaire et agricole se croise avec bien d’autres sur les inégalités et la redistribution sociales, l’écologie, les rapports entre les femmes et les hommes ou la laïcité.

Comment croire que s’interroger dans un pays comme le nôtre sur l’avenir de la consommation de viande ou de vin ne suscite pas des vécus différents voire conflictuels ?

Faut-il laisser tout cela dériver vers les clivages, les dogmes de tous ordres et les violences ? Faut-il laisser se creuser de nouveaux fossés entre nous ou construire des passerelles ?

Notre pari De l’air ! est que nous sommes individuellement et collectivement capables d’exprimer ce que nous vivons, de nous écouter et de chercher ensemble des solutions. Alors, agriculteurs, citoyens et citoyennes consommateurs en difficultés ou plus à l’aise économiquement, ruraux et urbains, plus ou moins soucieux de santé et d’environnement, parlons-en ! Autour d’un bon repas ?

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