Dénouer

Respirer...

Sortir des crispations qui opposent de plus en plus agressivement les jeunes aux moins jeunes, les hommes aux femmes, les français aux étrangers, les urbains aux ruraux, les défenseurs du climat à ceux de leurs modes d’alimentation ou de transport.

Parler, se parler, s'écouter, se découvrir.

Entendre les paroles qui s'opposent, celles qui vont bien et celles qui vont mal. Pour avancer ensemble car nous voulons et devrons toutes et tous vivre en paix dans notre pays.

Tout l’inverse du spectacle offert chaque jour par les appareils politiques.

Immigration, droits des femmes, écologie, travail fournissent les thèmes d’un théâtre hors sol où les mots ne veulent plus rien dire, où les rôles se répartissent à coup d’instrumentalisations ou de dénis des inquiétudes, de sectarisme, de cynisme qui nous étouffent lentement mais sûrement.

L'antidote à ce poison existe.

Il est joyeux, rassurant, émouvant, enthousiasmant pour les femmes et les hommes de tous âges et de toutes conditions qui ont commencé à se réunir dans l’Aude, à côté de Nantes, à Paris et en banlieue parisienne au sein des comités De l’air !

Là, des femmes et des hommes ont pu parler et s’écouter sur ce qu’ils et elles vivent – pas sur leurs croyances. Des jeunes qui cherchent du sens au travail avec des patrons qui ne parviennent plus à embaucher, des femmes agressées avec des hommes déboussolés, des personnes victimes de racisme avec d’autres préoccupées de certaines réalités de l’immigration, une femme qui ne parvient que difficilement à nourrir ses enfants avec une autre portée par le plaisir de cuisiner, un jeune inquiet du harcèlement en ligne avec un autre attaché à la liberté d’expression en ligne, un vigneron excédé par les contraintes environnementales avec des personnes angoissées par la destruction de la planète.

Et le partage de ce qui fait du bien dans nos vies : les amis, le bénévolat, la culture, les animaux, le sport, la nourriture. De nos inquiétudes, aussi, sur l’éducation ou la santé.

C’est là, dans ces comités qui vont maintenant se multiplier partout en France que nous nous mettons en situation de nous comporter en membres d’une même société qui se découvrent.

Là que nous nous organisons pour trouver des solutions communes et forger ensemble un projet qui nous permette de choisir en 2027.

Que nous l’appelions « politique » ou pas, ce qui est en jeu nous concerne toutes et tous qui voulons pouvoir choisir à partir de nos vies.

Alors, en 2024, à vos comités !

De l’air !


Image de couverture par De l'air !

Forçage Police Monserrat